Un mythe de l'Ouest

Dans la réalité, Calamity Jane s’habillait sans se soucier de son image. Ses vestes n’avaient aucune tenue et ressemblaient plutôt aux amas de haillons d’une mendiante. Ensuite, elle s'est réapproprié le mythe construit autour d'elle en portant des costumes à franges bien propres coupés sur mesure. Cette période-là m'intéresse moins parce que c'est déjà de la mise en scène. Mais ce qui est passionnant, c'est la manière dont elle a su tirer profit de son mythe. C'est cette starification qui lui a permis de survivre.
Dans le même temps, nous tenions à rester fidèles à l'univers de Morris. C'est pour cela que Calamity Jane sort des insultes toutes les deux minutes et qu'elle décide d'ouvrir un "saloon de thé." La vérité de mes personnages est à mi-chemin entre la réalité historique et le monde de Lucky Luke.

Comédienne tout-terrain

Après un passage par le Cours Florent, Sylvie Testud fait des débuts prometteurs en Allemagne. C'est en 1999 qu'elle se fait connaître des cinéphiles français avec Karnaval de Thomas Vincent. Un an plus tard, elle incarne un personnage à la violence insoupçonnée dans Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis, qui lui vaut le César du meilleur espoir. En 2004, elle décroche le César de la meilleure actrice pour Stupeur et tremblements d'Alain Corneau, d'après le best-seller d'Amélie Nothomb. Formidable dans un registre léger, comme Cause toujours ! de Jeanne Labrune, elle est poignante dans Les mots bleus d'Alain Corneau. Amie d'enfance d'Edith Piaf dans La Môme (2007) d'Olivier Dahan, elle se fait la tête de Françoise Sagan dans le biopic éponyme signé Diane Kurys en 2008.

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